Puisque les bouteilles d’azote et les cylindres semblent budgétivores ou obsolètes, certaines industries se tournent vers les générateurs d’azotes. Ces dispositifs s’adaptent, en effet, à de nombreuses applications dans l’industrie pétrochimique, la chimie analytique, dans la fabrication de boissons… Pour obtenir de l’azote, les ingénieurs ont dû travailler leur méninge depuis le premier séparateur qui date de 1895. Présentement, la production de cet élément chimique ne connait plus de limites, surtout avec des générateurs d’azote PSA.

L’azote en milieu industriel

Avant d’arriver aux systèmes PSA, dont un modèle est disponible sur ce site, l’azote industriel a connu une longue histoire. Celle-ci a commencé vers la fin du 19e siècle lorsque Von Linde s’est initié à la distillation cryogénique de l’air. En affinant cette technique de séparation d’air, les entreprises comme Air Liquide arrivaient à produire en grande quantité de l’azote. Les années 80 ont vu émerger une nouvelle méthode de production comme le procédé « Pressure Swing Adsorption » (PSA). Fonctionnant sur le principe d’adsorption, ce mode de fourniture a le vent en poupe pour le choix offert (volumes, puretés…). Une horde d’industriels recourent à l’azote en tant que gaz inerte, gaz de protection, produit de nettoyage oui liquide cryogénique. Effectivement, ce gaz permet d’éviter l’oxydation, protège les métaux ferreux, crée un environnement inerte pour la production de vernis, etc. Même les industries spécialisées dans l’alimentation usent de cet élément chimique pour prolonger la durée de vie des produits.

La technologie PSA

Le processus PSA débute par l’élimination de graisses et de l’eau à l’aide de filtres dans l’air comprimé. Étant purifié, cet air est envoyé vers une cuve d’adsorption dans laquelle des tamis moléculaires carbonés absorberont l’oxygène. Opérant de manière sélective, les CMS sont à même de retenir l’hydrogène ou l’humidité résiduelle grâce au lit adsorbant. Une autre cuve dépressurisée recevra ces éléments chimiques pour ensuite les libérer dans l’atmosphère, c’est la désorption. Ainsi, les systèmes PSA connaissent un cycle d’adsorption et de désorption entre deux cuves rendant possible la production continuelle d’azote. Pour un générateur d’azote PSA, la séparation passe par la fixation de composants gazeux grâce à une substance physique solide. À noter que certains générateurs se voient attribuer le certificat « azote qualité alimentaire » pour conformité aux règlements européens.

Les atouts des générateurs d’azote PSA

Les avantages d’un générateur d’azote PSA ne manquent pas : pureté de l’azote, coûts d’exploitation minime, respect de l’environnement… Raison pour laquelle ces dispositifs sont de plus en plus prisés en dépit d’un prix d’acquisition très élevé. Grâce à un tel dispositif, il est possible d’avoir un azote hautement pur, jusqu’à 99,9995%, et ce de manière continue. La réalisation d’économies sur les frais d’exploitation fait également partie des points attrayants chez les générateurs d’azote. Puisque le besoin de cylindre ni de bouteille d’azote n’est plus, le coût net de l’azote sera divisé par deux. Côté impact environnemental, le générateur d’azote a de bonnes notes puisqu’il a une durée de vie plus longue. Par ailleurs, le processus PSA demande moins d’énergies et dégage moins de gaz à effet de serre.